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Daily Archive for 9 avril 2008

Colombine

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Léandre le sot,

Pierrot qui d’un saut

De puce

Franchit le buisson,

Cassandre sous son

Capuce,

Arlequin aussi,

Cet aigrefin si

Fantasque

Aux costumes fous,

Ses yeux luisant sous

Son masque,

- Do, mi, sol, mi, fa, -

Tout ce monde va,

Rit, chante

Et danse devant

Une belle enfant

Méchante

Dont les yeux pervers

Comme les yeux verts

Des chattes

Gardent ses appas

Et disent : ” À bas

Les pattes ! “

- Eux ils vont toujours ! -

Fatidique cours

Des astres,

Oh ! dis-moi vers quels

Mornes ou cruels

Désastres

L’implacable enfant,

Preste et relevant

Ses jupes,

La rose au chapeau,

Conduit son troupeau

De dupes ?

Lettre

Un premier amour, premier amour, premier amour
Ne s’oublie jamais, s’oublie jamais, s’oublie jamais
Un premier amour on le cherche toujours
Dans d’autres amours toute sa vie on court après.

Il nous a troublé et fait rêver, et fait trembler
Ce premier amour, premier amour, premier amour
Mais l’enfant qu’on est, l’enfant qu’on est resté
Frémira toujours au souvenir de cet amour
Et toi, et toi que j’aimais
Qu’as-tu fait de toi, qu’as-tu fait sans moi
Et moi, moi qui t’ai perdu, qu’ai-je fait de plus
Qu’ai-je fait de tant de bonheur, savions nous d’ailleurs.

Qu’un premier amour, premier amour, premier amour
Ne s’oublie jamais, s’oublie jamais, s’oublie jamais
Qu’un premier amour on le cherche toujours
Dans d’autres amours toute sa vie on court après.

De tous ces baisers qu’on s’est volés plus que donnés
Ces gestes innocents nous engageaient pour si longtemps
Non les enfants d’alors que nous étions encore
N’ont pas soupçonné tant ils étaient émerveillés
Qu’un premier amour, leur premier amour, était si fort.

Un premier amour

Isabelle Aubret

Amour … toujours …

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On me dit que nos vies ne valent pas grand chose
Elles passent en un instant comme fanent les roses
On me dit que le temps qui glisse est un salaud
Que de nos tristesses il s’en fait des manteaux
Pourtant quelqu’un m’a dit que …
(C.Bruni)

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Je t’ai aimée
Malgré ma vie faite d’absences
Avec mes cris et mes silences
Oh ! Je t’ai aimée
Je t’ai aimée

Je t’ai aimée
De fausses joies en vrais bonheurs
Et de vraies larmes en coups de cœur
Oh ! Je t’ai aimée
Oui, je t’ai aimée

De mots d’amour en mots de haine
Qui voulaient tous dire “je t’aime”
Je t’ai aimée
Comme on aime une seule fois …
… Même si tu ne me crois pas
Je t’ai aimée
(J.Hallyday)

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Tout le printemps qui nous enlace
Nous conseille l’intimité,
Nous n’irons pas dans un palace
Où l’on danse en prenant du thé,
Ça va sur les cartes postales
Pour attirer les voyageurs
Mais, sur un boulevard bleu pâle,
Je connais un hôtel meilleur

Fermé le jour, ouvert la nuit,
C’est l’hôtel du Clair de Lune
Qui garde son luxe inouï
Pour ceux qui n’ont pas de fortune,
On peut toujours s’y reposer
Et l’on paie avec des baisers.
Fermé le jour, ouvert la nuit,
C’est l’hôtel du Clair de Lune

Pas de smoking, pas de toilette,
Pas de pyjama parfumé,
Le soir suffit comme voilette
Quand les yeux sont presque fermés.
C’est une étoile aux doigts de flamme
Qui tourne l’électricité
Et, puisqu’il faut de la réclame,
L’amour fait la publicité

Ô mon amour, loin du tapage,
Partons vers ce joli coin bleu,
Quand une chambre est en feuillage
Les cœurs sont bien plus amoureux.
Viens vite, notre lit sera doux
Le rêve y répand son oubli
Et quand les tapis sont de mousse,
Le ciel vaut mieux qu’un ciel de lit

On peut toujours s’y reposer
Et l’on paie avec des baisers,
Fermé le jour, ouvert la nuit,
C’est l’hôtel du Clair de Lune.
(L.Boyer)

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Quand nous chanterons le temps des cerises
Et gai rossignol et merle moqueur
Seront tous en fête
Les belles auront la folie en tête
Et les amoureux du soleil au cœur
Quand nous chanterons le temps des cerises
Sifflera bien mieux le merle moqueur

Mais il est bien court le temps des cerises
Où l’on s’en va deux cueillir en rêvant
Des pendants d’oreilles
Cerises d’amour aux robes pareilles
Tombant sous la feuille en gouttes de sang
Mais il est bien court le temps des cerises
Pendants de corail qu’on cueille en rêvant

Quand vous en serez au temps des cerises
Si vous avez peur des chagrins d’amour
Evitez les belles
Moi qui ne crains pas les peines cruelles
Je ne vivrai pas sans souffrir un jour
Quand vous en serez au temps des cerises
Vous aurez aussi des peines d’amour

J’aimerai toujours le temps des cerises
C’est de ce temps-là que je garde au cœur
Une plaie ouverte
Et Dame Fortune, en m’étant offerte
Ne saura jamais calmer ma douleur
J’aimerai toujours le temps des cerises
Et le souvenir que je garde au cœur
Paroles : Jean-Baptiste Clément.
Musique : Antoine Renard
1867

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Tous les soirs, la même fille attend
Sur le même square, le même banc
Comme une madone oubliée, les jambes croisées
Elle voyage au milieu des maisons
Dans la nuit bleue des télévisions
Comme les fantômes légers, les voiles de fumée
On dit qu’elle a des chambres en ville
On dit qu’elle dort sur le côté
Qu’elle est plutôt d’humeur facile
Qu’on ne la dérange jamais
Qu’il y a des tas de chats qui dorment
En travers sur ses oreillers
Au milieu du parfum des hommes
Et même si tout ça c’était vrai
Au milieu des feuilles et des brindilles
Elle fait son show sur talons aiguilles
Elle joue son cinéma muet
Elle tend ses filets
Et sur les allées du square s’imprime
Le pas de ses futures victimes
Qui viendront s’incendier le cœur
Aux étranges lueurs
On dit qu’elle est l’amie fidèle
De ceux qui n’osent pas parler
Qu’elle connaît le chant des sirènes
Qu’elle peut aussi le murmurer
Qu’il y a des tas de gens qui l’aiment
Et qui ne lui sourient jamais
Que ce ne sont jamais les mêmes
Et même si tout ça c’était vrai
Quels que soient les murs qui te protègent
Un soir tu te prendras à son piège
Le soir où tu seras devenu
Une ombre de plus
Car tous les soirs, la même fille attend
Sur le même square et sur le même banc
Comme une madone oubliée
Les jambes croisées
(F.Cabrel)

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J’écrivais ton nom sur les pierres
Sur les cheveux de lierre
Des ruines abandonnées
Je t’attendais à la rivière
Dans le bleu des fougères
Auprès d’un champs de blé

J’écrivais ton nom solitaire
Sur les chemins de terre
Sur les arbres écorchés
Je t’attendais dans mes prières
Dans le feu des bruyères
Des soleils de janvier

Je t’attendais, je t’attendais, je t’attendais …

Et les églises se souviennent
Des tous premiers je t’aime
Des mariés de Vendée
Qui couraient à perdre haleine
Boire à l’eau des fontaines
Leur tout premier baiser

Et les moulins se rappellent
La blancheur des dentelles
Des mariés de Vendée
Qui couraient dans les ruelles
Escaladaient les échelles
Pour s’aimer dans un grenier

Je parlais de toi aux nuages
Aux oiseaux de passage
A mes poupées d’enfant
Je t’attendais les nuits d’orage
Dans les genets sauvages
Au bord de l’océan

J’écrivais ton nom sur les plages
Sur les murs des villages
Les nuits de la Saint-Jean
Je t’attendais comme un rivage
Quand un bateau naufrage
Au cœur de l’ouragan

Je t’attendais, je t’attendais, je t’attendais …

Et les églises se souviennent
Des prénoms de baptême
Des mariés de Vendée
Qui couraient à perdre haleine
Boire à l’eau des fontaines
Leur tout premier baiser

Et les étangs se rappellent
Les serments éternels
Sous les grands peupliers
Garde ta main dans la mienne
Nous serons quoi qu’il advienne
Des mariés de Vendée.
(D.Barbelivien et Anaïs)




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