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Archives pour la catégorie «Chuuut ... écoutes ...»

La veritas es comme l’oli, vèn toujours au dessus

(La vérité est comme l’huile, elle remonte toujours au-dessus)

Sous les rameaux d’argent que le Mistral lutine,
Tout un peuple, à genoux, lentement s’agglutine
Pour cueillir pieusement un ancestral trésor.

Alors, tu jailliras, belle huile de lumière,
Sous l’étau du pressoir et la dent de la pierre,
Ô, sang de l’Olympie, nectar aux reflets d’or !

Maurice Roux

Mon petit rayon de soleil

Ma petite fille …

 

 

… ma petite princesse.

 

*** 

L’inexorable glissage des ans

***

Quand nous étions enfants
Nous étions si pressés
De faire partie des « grands »
Et puis c’est arrivé.

A quinze ans, nous rêvons
A un bel avenir,
Au futur garçon
Qui nous fera sourire.

Encore dans les langes,
La tête dans les nues.
Innocentes comme un ange,
Fières de nos attributs.

Puis arrivent les vingt ans,
Nous nous trouvons très vieilles,
Majeures depuis longtemps,
Toujours fraîches au réveil.

A trente ans tout est dit,
Enfin, nous le croyons.
Les enfants, le mari,
Le boulot, la maison.

Nous ne touchons pas terre,
Entre toutes nos tâches.
C’est pas une mince affaire,
On fait tout à l’arrache.

Pas le temps de penser,
Notre look, on s’en fiche.
Difficile de gérer,
On court, parfois on glisse.

Les enfants ont grandi,
Nous avons quarante ans.
On pense: quelle belle vie,
Qu’elle dure longtemps !

Un beau jour par hasard,
Tout en se regardant
La tête dans le miroir,
Une angoisse nous prend.

Seigneur, j’ai plein de rides !
Des cernes sous les yeux !
Constatation morbide:
On a pris un coup d’vieux.

Le mascara s’étale,
Le blush ne suffit plus.
Notre beauté détale,
Nous ne comprenons plus.

Ai-je assez mis de crème ?
Devrais-je en rajouter ?
Nous nous croyions indemnes,
Mais nous avons morflé.

Lorsque nous rencontrons,
Nos anciennes amies,
Soyons franches, nous trouvons
Qu’elles sont décaties.

Et pourtant, et pourtant,
La vérité est là:
Nous avons cinquante ans,
Nous aussi. Et voilà !

Nos enfants sont partis,
Ne reste que le chat
Dans les bras du mari
Attendant leur repas.

Miroir, mon beau miroir,
Qu’as-tu fait de ma vie ?
Il faut garder l’espoir,
Croire en la chirurgie.

Je plaisante, bien sûr
Car il n’est pas question
Que mes enfants murmurent
Que je deviens très con.

Et puis, pffft, après tout,
Rien d’extraordinaire,
Il y a un temps pour tout,
C’est chouette d’être grand-mère !

 

Poème de Nina

Le temps au temps

 

Le temps n’existe pas !
La preuve : je suis en train d’écrire
la phrase que vous êtes en train de lire …

C’est le printemps

 Le printemps est arrivé, sors de ta maison
Le printemps est arrivé, la belle saison !
L’amour et la joie sont revenus chez toi
Vive la vie et vive le vent, vive les filles en tablier blanc !
Vive la vie et vive le vent et vive le printemps !
Dépêche-toi, dépêche-toi, ne perds pas de temps
Taille ton arbre et sème ton champ, gagne ton pain blanc
L’hirondelle et la fauvette, c’est la forêt qui me l’a dit
L’hirondelle et la fauvette, ont déjà fait leur nid
Y a le printemps qui te réveille, t’as le bonjour du printemps
Y a le printemps qui t’ensoleille, oh, le coquin de printemps ! 

(-_-)

cheval-3.jpg

“Aime comme si un jour tu devais haïr, hais comme si un jour tu devais aimer.”

(Bias)

L’ami

cheval_criniere.jpg

Le cheval est l’ami de l’homme …

L’homme dit être l’ami du cheval …

On ne mange pas ses amis.

Colombine

dentelles-2.JPG 

Léandre le sot,

Pierrot qui d’un saut

De puce

Franchit le buisson,

Cassandre sous son

Capuce,

Arlequin aussi,

Cet aigrefin si

Fantasque

Aux costumes fous,

Ses yeux luisant sous

Son masque,

- Do, mi, sol, mi, fa, -

Tout ce monde va,

Rit, chante

Et danse devant

Une belle enfant

Méchante

Dont les yeux pervers

Comme les yeux verts

Des chattes

Gardent ses appas

Et disent : ” À bas

Les pattes ! “

- Eux ils vont toujours ! -

Fatidique cours

Des astres,

Oh ! dis-moi vers quels

Mornes ou cruels

Désastres

L’implacable enfant,

Preste et relevant

Ses jupes,

La rose au chapeau,

Conduit son troupeau

De dupes ?

Lettre

dentelles_.gif

 

Éloigné de vos yeux, Madame, par des soins

Impérieux (j’en prends tous les dieux à témoins),

Je languis et me meurs, comme c’est ma coutume

En pareil cas, et vais, le coeur plein d’amertume,

À travers des soucis où votre ombre me suit,

Le jour dans mes pensées, dans mes rêves la nuit,

Et la nuit et le jour adorable, Madame !

Si bien qu’enfin, mon corps faisant place à mon âme

Je deviendrai fantôme à mon tour aussi, moi,

Et qu’alors, et parmi le lamentable émoi

Des enlacements vains et des désirs sans nombre,

Mon ombre se fondra pour jamais en votre ombre.

En attendant, je suis, très chère, ton valet.

Tout se comporte-t-il là-bas comme il te plaît,

Ta perruche, ton chat, ton chien ? La compagnie

Est-elle toujours belle, et cette Silvanie

Dont j’eusse aimé œil noir si le tien n’était bleu,

Et qui parfois me fit des signes, palsambleu !

Te sert-elle toujours de douce confidente ?

Or, Madame, un projet impatient me hante

De conquérir le monde et tous ses trésors pour

Mettre à vos pieds ce gage - indigne - d’un amour

Égal à toutes les flammes les plus célèbres

Qui des grands cœurs aient fait resplendir les ténèbres.

Cléopâtre fut moins aimée, oui, sur ma foi !

Par Marc-Antoine et par César que vous par moi,

N’en doutez pas, Madame, et je saurai combattre

Comme César pour un sourire, ô Cléopâtre,

Et comme Antoine fuir au seul prix d’un baiser.

Sur ce, très chère, adieu. Car voilà trop causer,

Et le temps que l’on perd à lire une missive

N’aura jamais valu la peine qu’on l’écrive

Paul  Verlaine

Le printemps

 bon-dimanche.jpg

Le printemps est arrivé, sors de ta maison
Le printemps est arrivé, la belle saison !
L’amour et la joie sont revenus chez toi
Vive la vie et vive le vent, vive les filles en tablier blanc !
Vive la vie et vive le vent et vive le printemps !
Dépêche-toi, dépêche-toi, ne perds pas de temps
Taille ton arbre et sème ton champ, gagne ton pain blanc
L’hirondelle et la fauvette, c’est la forêt qui me l’a dit
L’hirondelle et la fauvette, ont déjà fait leur nid
Y a le printemps qui te réveille, t’as le bonjour du printemps {x2}
Y a le printemps qui t’ensoleille, oh, le coquin de printemps {x2}

Le printemps nous a donné le joli lilas
Le printemps nous a donné du rire en éclats
Et plein de bonheur pour nous chauffer le cœur
Vive la vie et vive le vent, vive les filles en tablier blanc !
Vive la vie et vive le vent et vive le printemps

Dépêche-toi, dépêche-toi, ne perds pas de temps
Donne ta sève et donne ton sang pour faire un enfant
L’hirondelle et la fauvette, c’est la forêt qui me l’a dit
L’hirondelle et la fauvette, ont déjà des petits.

Y a le printemps qui te réveille, t’as le bonjour du printemps {x2}
Y a le printemps qui t’ensoleille, oh, le coquin de printemps {x2}
Y a le printemps qui te réveille, t’as le bonjour du printemps

Le printemps
Michel Fugain

LIBERTE

dauphin-miroir.jpg


Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

Sur l’absence sans désirs
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

- 1942 -

Je ne connais pas la Provence

provence.jpg

« Je ne connais pas la Provence… »

Je ne connais pas la Provence. Quand j’entends parler de ce pays, je me promets bien de ne jamais y mettre les pieds. D’après ce qu’on m’en dit, il est fabriqué en carton blanc, en décors collés à la colle de pâte, des ténors et des barytons y roucoulent en promenant leur ventre enroulé de ceintures rouges; des poètes officiels armés de tambourins et de flûtes “bardent” périodiquement en manifestations lyriques qui tiennent moins de la poésie que d’une sorte de flux cholériforme.
J’aime la noblesse et la grâce, et cette gravité muette des pays de grande valeur. Non, je n’irai jamais dans cette Provence qu’on me décrit.
Pourtant j’habite les pentes d’une colline couverte d’oliviers et, devant ma terrasse, Manosque et ses trois clochers s’arrondit comme une ville orientale.
La Durance qui coule au fond de notre petite vallée sent déjà s’approcher les grandes plaines du Comtat. Pendant les crues de cet hiver, les hautes barres d’eau qui traversaient notre vallée mettaient à peine sept heures pour aller à Avignon.
Et la montagne de Lure nous abrite; or elle bouche le mont Ventoux, et ce pays-ci je ne le quitterai jamais; il m’a donné, il me donne encore chaque jour, tout ce que j’aime.
On est d’abord touché par un silence qui repose sur toute l’étendue du pays. Sur les vastes plateaux recouverts d’amandiers à l’époque où les arbres sont en fleur, on entend à peine le bruit des abeilles. On peut marcher des journées entières seul avec soi-même, dans une joie, un ordre, un équilibre, une paix incomparables. Non pas tous à la fois, mais un à un, vous laissant toujours un ami végétal et fleuri qui vous accompagne un peu plus loin puis vous laisse, vous ayant confié à un autre, et ainsi la terre peu à peu monte et vous fait pénétrer dans le ciel à mesure que vous passez des bras de l’amandier aux mains des tilleuls, puis des châtaigniers, puis des trembles et alors l’ondulation des terres vierges toutes nues se compose devant vous avec les lentes harmonies d’une ivresse divine.
Il faut alors quelques pas - et ils ont l’air de parcourir une distance magique - pour apercevoir la toiture du monde; les immenses montagnes avec leurs pentes glacées. Il a suffi d’un jour pour que ce pays vous ait fait comprendre l’organisation la plus noble de la terre. Sa simplicité pleine de sagesse vous a obligé à la plus paisible, à la plus durable des joies. Il vous a entouré d’une logique si éblouissante que vous êtes désormais habité par un dieu de lumière et de pureté.
Mais il prépare votre retour par des chemins noués à des ruisseaux. Rien ne troublera plus votre sérénité. Le mariage de votre âme et de ce pays ne se défera plus. Pour retrouver les hommes, vous n’avez plus besoin de descendre. Vous les trouverez à cette hauteur: silencieux et sévères comme la terre, travaillant dans des champs qui entourent des temples, labourant des vergers d’oliviers au milieu de l’ordre des collines, reposant leurs regards par le spectacle de leurs villages agglomérés comme des nids de guêpes au milieu de la blanche odyssée des nuages.
Vous aurez le désir d’être comme eux; vous entrerez sous la couverture de tuiles du village gris. On vous verra peut-être encore une fois au détour du chemin et puis vous pénétrerez sous la toiture du village et on ne vous verra plus: comme ces ruisseaux d’eau pure que personne ne voit, qui vivent sous la toiture des montagnes, dans la splendeur des roches profondes; comme tous ceux qui on disparu ici dont on n’entend jamais plus parler, et puis, un jour, à la croisée d’un chemin, on rencontre un homme, on se dit:
“Mais je le connais.”
Puis on se dit:
“Mais non, voyons, il n’était pas si vert.”
Ne l’ayant pas reconnu tel que la joie et la paix quotidiennes l’ont changé.
Il paraît qu’il existe une Provence en félibres.
Je ne la connais pas.

Jean Giono

Le voyageur immobile

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Il y a d’abord les blondes chansons des jours clairs et le basson des vieilles femmes, et celle qui détonne, et tous ceux des vergers crient : « Oh là, oh, là, quel mal d’oreilles », crient à en faire sonner la colline et les derniers, là-haut, vers les bois sauvages, lèvent les bras pour montrer qu’ils ont entendus. Il y a la limpide clarinette des jeunes filles et les garçons à peine mûrs qui chantent comme des scies, mais, tout ça, tant bien marié que c’en est comme du petit lait et des sorbes. De ce temps, Virgile est là dans les olivettes avec sa palme, se promenant à petits pas, un mot doux pour chaque chose, l’âne gris qui se frotte les poils dans les chardons, la mule un peu folle qui fait les quatre cents coups pour le cheval de Marius, et le cheval ne la regarde même pas ; la verdelette petite herbe qui sera le blé ; le poil en brosse des haies mortes avec une fleur rouge au cœur, une fleur dont on ne sait pas le nom parce qu’il y a tant d’épines et qu’on ne peut pas la prendre. Il y a Virgile et ce bel habit de fil de lin, une chose tant propre qu’on voudrait avoir le cœur fait de ça : un coup de savon, un plongeon au ruisseau, et net et beau, plus de soucis. Si l’air est âpre c’est tant pis. Ça c’est le temps de la cueillette, le temps où l’on trait l’arbre comme on ferait pour traire une chèvre, la mais à poignées sur la branche, le pouce en l’air, et puis, cette pression descendante. Mais, au lieu de lait, c’est l’olive qui coule.

 Jean Giono

La femme et la chatte

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Elle jouait avec sa chatte,
Et c’était merveille de voir
La main blanche et la blanche patte
S’ébattre dans l’ombre du soir.

Elle cachait — la scélérate ! —
Sous ces mitaines de fil noir
Ses meurtriers ongles d’agate,
Coupants et clairs comme un rasoir.

L’autre aussi faisait la sucrée
Et rentrait sa griffe acérée,
Mais le diable n’y perdait rien …

Et dans le boudoir où, sonore,
Tintait son rire aérien,
Brillaient quatre points de phosphore.

Paul Verlaine

Mon ami, l’arbre

 arbre_cadre.jpg

Petit arbre, je ne connais pas ton nom ;

Tous les jours présent sous mes fenêtres

Sous la pluie rare ou sous le soleil brûlant,

Toujours vaillant, tu te pares des couleurs des saisons.

Aujourd’hui, tu as mis ton habit fauve,

Sans doute, à cause de la pluie qui, depuis cette nuit

N’a eu de cesse de te désaltérer, te gorger de vie.

Tu es seul à arborer une telle palette ; tes frères,

En cette région, sont souvent vêtus de vert sombre.

En cela, tu te distingues, mais aussi, pour moi,

Tu es le témoin de mes peines, mes joies

Car, je ne sais pourquoi,

Toujours mes yeux se posent sur toi.

Jeune Ménage

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La chambre est ouverte au ciel bleu-turquin ;
Pas de place : des coffrets et des huches !
Dehors le mur est plein d’aristoloches
Où vibrent les gencives des lutins.

Que ce sont bien intrigues de génies
Cette dépense et ces désordres vains !
C’est la fée africaine qui fournit
La mûre, et les résilles dans les coins.

Plusieurs entrent, marraines mécontentes,
En pans de lumière dans les buffets,
Puis y restent ! Le ménage s’absente
Peu sérieusement, et rien ne se fait.

Le marié a le vent qui le floue
Pendant son absence, ici, tout le temps.
Même des esprits des eaux, malfaisants *
Entrent vaguer aux sphères de l’alcôve.

La nuit, l’amie oh ! la lune de miel
Cueillera leur sourire et remplira
De mille bandeaux de cuivre le ciel.
Puis ils auront affaire au malin rat.

- S’il n’arrive pas un feu follet blême,
Comme un coup de fusil, après des vêpres.
- O spectres saints et blancs de Bethléem,
Charmez plutôt le bleu de leur fenêtre !

A. Rimbaud
(27 juin 1872)

Un éléphant trompeur

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Si tu ne trouves pas d’ami sage, prêt à cheminer avec toi, résolu, constant, marche seul, comme un roi après une conquête ou un éléphant dans la forêt.

Bouddha

Rositude

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La solitude ça n’existe pas …
Peut-être encore pour quelques loups
Quelques malheureux sangliers
Quelques baladins, quelques fous
Quelques poètes démodés
Il y a toujours quelqu’un pour quelqu’un
Il y a toujours une société
Non, ce n’est pas fait pour les chiens
Le Club Méditerranée

G.Bécaud

Paix interieure

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“Va, reste calme au milieu du bruit et de l’impatience et souviens-toi de la paix qui découle du silence.
Si tu le peux, mais sans renoncement, sois en bons termes avec tout le monde, dis ce que tu penses, clairement, simplement et écoute les autres, même les sots et les ignorants, car eux aussi ont quelque chose à dire.
Évite les gens grossiers et violents car ils ne sont que tourments pour l’esprit.
Si tu te compares aux autres tu pourras devenir vaniteux ou amer, mais sache qu’ici-bas, il y aura toujours quelqu’un de plus grand ou de plus petit que toi.
Sois fier de ce que tu as fait et de ce que tu veux faire.
Aime ton métier, même s’il est humble, c’est un bien précieux en notre époque troublée.
Sois prudent dans le monde des affaires, car on pourrait te jouer de vilains
tours.
Mais que ceci ne te rende pas aveugle, bien des gens luttent pour un idéal et partout sur la terre on meurt pour ce que l’on croit.
Sois toi-même, surtout dans tes affections.
Fuis le cynisme en amour car il est un signe de sécheresse du coeur et de désenchantement.
Que l’âge t’apporte la sagesse et te donne la joie d’avoir des jeunes autour de toi.
Sois fort pour faire face aux malheurs de la vie, mais ne te détruis pas avec ton imagination, bien des peurs prennent naissance dans la fatigue et la solitude.
Et, malgré la discipline que tu t’imposes, sois bon envers toi-même.
Tu es un enfant de l’univers, tout comme les arbres et les étoiles et tu as le droit d’être ici, et même si cela n’est pas clair en toi, tu dois être sûr que tout se passe dans l’univers comme c’est écrit.
Par conséquent, sois en paix avec ton Dieu quelle que soit en toi son image, et à travers ton travail et tes aspirations, au milieu de la confusion de la vie, sois en paix avec ton âme.
Dis-toi qu’en dépit de ses faussetés, de ses ingratitudes, de ses rêves brisés, le monde est tout de même merveilleux.
Sois prudent.
Et tâche d’être heureux. ”

Traduction d’un texte gravé sur l’église Saint-Paul de Baltimore, Etats-Unis

Poisson du Mékong

pangasianodon_gigas.jpg

(photo internet)

Le pangas
(pangasius gigas)
ou poisson-chat

Poisson d’eau douce
Son goût et sa texture sont proches de la sole, il a peu d’arêtes.
Sa provenance : Vietnam, Thaïlande et environs.

Le pangasius gigas peut atteindre 3m de long et peser jusqu’à 300 kg.

La légende dit qu’il habite une grotte d’or et que le toucher porte chance.

La baie d’Along

baie-dalong-1.jpg

Vieille photo de famille que j’ai re-photographiée, avec mon numérique.

Petite histoire :

La Baie d’Along, ou Baie d’Halong ou encore Baie d’Ha Long (huitième merveille du monde) est une étendue d’eau d’environ 1 500 km2 située au nord du Viêt Nam, dans le Golfe du Tonkin, à proximité de la Chine et à 170 km à l’est de Hanoï. Elle est longée par une côte de 120 km.

Ha Long signifierait « descente du dragon » en vietnamien.

En effet, la légende raconte que le paysage exceptionnel de cette baie est dû au dragon, être merveilleux et bénéfique au Viêt Nam, qui serait descendu dans la mer pour domestiquer les courants marins. Se débattant, il entailla la montagne avec sa queue. Et comme le niveau de l’eau s’est mis à monter, elle ne laissa apparaître que les sommets les plus élevés.

Quoi qu’il en soit, ce qui fait la particularité de la baie est la multitude de « pains de sucre » qui la constituent. Il y a 1 969 rochers couverts de végétation, malgré leurs formes irréelles. Certaines îles contiennent des grottes comme la « grotte de la Surprise » ou celle nommée par les Français « grotte des Merveilles ». D’autres grottes sont des passages menant à des lacs intéreurs.

Le Mékong prend sa source sur les hauts plateaux Tibétains. Suivant son cours sur 4300 km, ce fleuve a créé au sud Vietnam un immense territoire fertile: le grenier à riz du pays. C’est au terme de ce parcours que le grand fleuve se met à musarder, il répand ainsi ses précieux alluvions. Le fleuve pénètre la luxuriante végétation, dans un univers mi-terrien, mi-aquatique

C’est un vrai labyrinthe de chemins d’eau. La pirogue est le moyen de transport indispensable, pour les travaux, les promenades, les mariages et cérémonies. Ici tout le monde est paysan et pêcheur. Les marées pénètrent le delta, apportant ainsi de nombreux poissons .

L’univers de l’eau est omniprésent en Asie.

L’eau est le moteur de la vie qui détermine le mode de vie des peuples et des pays bordant les fleuves. Fleuves marquant à la fois la frontière entre les pays qu’il traverse et servant de voie de communication entre les hauts plateaux tibétains et la mer de chine

La légende dit que le Naga est un serpent à tête de dragon qui vit sous l’eau, surtout dans la région du Mékong. Ces créatures auraient une grande intelligence et des pouvoirs magiques. Ils pourraient par exemple se transformer en humain et se promener incognito parmi les hommes … Mais c’est bien plus qu’une légende… c’est une réalité

Les Vietnamiens -ou du moins les Viêt, ou Kinh- se ressentent comme un peuple constitué depuis la création du monde, ils sont les enfants de la fée et du dragon : un dragon et une fée se seraient mariés malgré leurs natures différentes et auraient donné naissance à un oeuf noir géant, d’où seraient sortis cent enfants.

Le dragon étant une créature liée à la mer et la fée étant liée à la montagne et l’air, ils se seraient ensuite séparés, le dragon emmenant cinquante enfants vers la mer -les futurs Kinh -et la fée emmenant 50 enfants vers les montagnes.

Les descendants des enfants du dragon et de la fée vivaient en bonne intelligence, chaque enfant étant l’ancêtre d’un royaume séparé, chacun chez eux, lorsqu’ils firent l’objet d’une première attaque d’un peuple venu du nord.

Un noyau d’une quinzaine de rois et reines se réunit alors et élit l’un d’entre d’eux pour être le premier empereur du Nam Viêt.

La lune dans le caniveau

Ou plutôt dans le faisceau.

Deux avions ont laissé, ce matin, les traces enfumées de leur passage, emprisonnant, injustement, la lune innocente.

Indigné, l’astre évanescent se faufile, dans un chatoiement lumineux.

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Il ne sert de rien à l’homme de gagner la Lune s’il vient à perdre la Terre.
François Mauriac

Dans la ligne de mire

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“Je ne sais pas me servir d’une arme ! Même principe qu’un appareil photo : on vise, on appuie”
Andrew Sipes

“Qui excelle au tir ne touche pas le centre de la cible”
Koan zen

“Parler sans penser, c’est tirer sans viser”
Miguel de Cervantès

Herbe tendre

borely.jpg

Poulet aux myosotis

Se procurer :
a.. un petit poulet bien tendre,
b.. un bouquet de myosotis ,
c.. une pincée de vent ,
d.. une cuillerée de miel,
e.. un zeste de soleil.

Préparation et dégustation :

Caresser le petit poulet tendre de la tête au croupion. Mettre le bouquet de myosotis dans un vase bleu ciel. Y ajouter la pincée de vent et le zeste de soleil. Sans plus. Déguster lentement la cuillerée de miel en regardant le petit poulet tendre picorer la pelouse pendant que les autres sont à table !

Bon appétit.

(Extrait de “alphabet des délices et des souffrances” de la Renarde Rouge de Joëlle Briere)

Statuettes chinoises

statuettes-1.jpg

Il n’y a ni tableau dans l’esprit, ni esprit dans le tableau ; et pourtant, peut-on trouver un tableau hors de l’esprit.

Bouddha




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